Il n'existe pas de guichet unique en France : chaque organisme doit être prévenu séparément, par courrier, avec une copie de l'acte de décès. Voici la liste complète, classée par ordre d'urgence.
À prévenir dans la semaine
- La ou les banques du défunt. Notification par courrier avec l'acte de décès. Conséquence immédiate : blocage des comptes individuels et fin des procurations. Un compte joint, lui, continue de fonctionner pour le co-titulaire.
- L'employeur, si le défunt était salarié. Demandez le solde de tout compte, le certificat de travail, mais aussi le capital décès prévu par la prévoyance d'entreprise et le déblocage de l'épargne salariale (PEE, PERCO). Ces deux derniers points sont massivement oubliés par les familles.
- France Travail, si le défunt était demandeur d'emploi indemnisé. Une allocation décès peut être versée au conjoint, au partenaire pacsé ou au concubin : elle équivaut à 120 fois l'allocation journalière du défunt, majorée de 45 fois ce montant par enfant à charge, versée en une seule fois. Elle n'est pas automatique : il faut la demander dans les deux ans suivant le décès.
À prévenir dans le mois
- L'Assurance Maladie (CPAM ou MSA). Mise à jour du dossier, remboursement des derniers frais de santé, et demande du capital décès (4 009 € depuis avril 2026) si le défunt était salarié, demandeur d'emploi indemnisé ou titulaire d'une pension d'invalidité. La demande doit être faite dans les deux ans suivant le décès.
- La caisse de retraite (Carsat et complémentaires). Les pensions versées après le décès devront être remboursées. C'est aussi auprès d'elles que le conjoint marié demande la pension de réversion — un droit qui n'est jamais automatique et que des milliers de personnes ne réclament pas.
- La mutuelle ou complémentaire santé. Résiliation, remboursement du trop-perçu, et vérification d'une éventuelle garantie obsèques. Attention aussi au maintien de la couverture pour les ayants droit.
- La CAF. Recalcul des droits du foyer, et ouverture éventuelle de nouvelles aides (allocation de soutien familial, RSA majoré pour parent isolé).
- Les assureurs. Habitation, automobile, prévoyance. Et si un crédit était en cours, l'assurance emprunteur doit être mise en jeu sans tarder.
- Le centre des finances publiques. Pour signaler le décès et ajuster le prélèvement à la source du conjoint survivant, dans un délai de 60 jours.
- Le bailleur ou le syndic de copropriété, selon la situation du logement.
Mon Après identifie les organismes qui vous concernent et génère chaque courrier pré-rempli, prêt à imprimer et à envoyer.
Commencer — c'est gratuitLes abonnements et services à résilier
Énergie, eau, internet, téléphone, presse, streaming, salle de sport, télésurveillance, transports. La résiliation pour cause de décès se fait sans frais ni préavis chez la plupart des opérateurs.
N'oubliez pas non plus les comptes en ligne : Facebook, Google et Apple proposent chacun une procédure dédiée aux proches, pour clore ou mémorialiser le compte.
Les organismes qu'on oublie presque toujours
- L'Agira, pour rechercher gratuitement d'éventuels contrats d'assurance vie souscrits par le défunt. Des milliards d'euros dorment ainsi sans être réclamés.
- Votre propre employeur, pour poser votre congé pour décès — un droit rémunéré que beaucoup de salariés ne réclament pas.
- La Poste, pour faire réexpédier le courrier du défunt et ne rien manquer d'important.
Répondez à quelques questions : Mon Après vous dit exactement qui prévenir dans votre situation, dans quel ordre, avec les courriers déjà écrits.
Voir mes démarches — c'est gratuit